That-guy

That guy's life

Vendredi 14 novembre 2014 à 11:06

(Cet article sera modifié et reposté pour mieux correspondre à ce que j'ai en tête)


Je ne crois pas aux limites. Aux limitations.
Je ne crois pas à l'impossible.


 
 
“Don’t believe what your eyes are telling you. All they show is limitation."
-Jonathan Livingston Seagull



Je viens d'un monde ou toutes les folies peuvent arriver. Ou l'impossible est un mythe, un rêve. Un cauchemar.
J'ai jamais cru à l'impossible. Je ne me souviens pas avoir dit une fois dans ma vie que quelque chose pouvait être impossible. Parce que je suis sincèrement convaincu que rien n'est impossible. Tout peut exister, tout peut arriver, tout est possible et nous pouvons tout faire.
Oui, c'est probablement pas bien de dire ce genre de chose, surtout après 20 ans, parce que les gens vous regardent bizarrement. Mais honnêtement, pourquoi quelque chose serait-il impossible?
La science peut-être? Oui, c'est derrière ça que l'on se cache pour beaucoup de chose. "On ne peut pas, ca n'existe pas, c'est impossible. Ca a été prouvé!" 
Oui, et c'est un argument qui fonctionne bien, si on veut qu'il fonctionne. Mais si on regarde, il y a quelques centaines d'années, on avait prouvé que la terre était plate, et qu'elle était le centre de l'univers. Vous voyez ou je veux en venir?
Oui, je sais. C'était il y a longtemps, on n'avait pas les mêmes moyens pour prouver les choses, on ne savait pas parce blablabla...
Et donc, qu'est-ce qui nous permet aujourd'hui d'affirmer que quelque chose est impossible avec autant d'aplomb qu'on a incendié Galilée et Copernic en leur temps? Certes nos moyens sont plus avancés, mais alors? Et si dans 100, 200, 300 nos moyens sont encore plus avancés, et on découvre une nouvelle fois que ce que l'on croyait être vrai, est faux? Et si..?
Non évidemment je n'ai pas de preuve scientifique irréfutable à apporter. Je ne suis pas scientifique après tout, et tout ce que je raconte pourrait aussi bien être un tissu de délire issu de l'imagination fertile d'un esprit un peu différent.
Non, tout ce que je peux faire, c'est penser hors de ce qu'on nous apprend a penser, et imaginer que quelque chose d'autre puisse être possible. Quelque chose qu'on nous apprend pas, parce que ça parait trop fou, trop insensé, trop... impossible pour être vrai. Et je ne doute pas que beaucoup préfereront la sureté des preuves scientifiques, des arguments solides et vérifiables à la possibilité, aussi infime puisse-t-elle être, qu'il puisse y avoir autre chose. Parce que ce serait complètement fou, hein?

Et puis, que dire de tout le reste? Tout ce qu'on sait très bien qu'on ne peut pas faire? Comme quoi? Hmm... Voler par exemple? Oh, bien sûr, on vole déjà. Pas comme des oiseaux, certes, mais on vole. Pourtant, c'était impossible non? Jusqu'à ce que des gens y croit suffisamment pour essayer, et essayer encore. Et maintenant, on vole.
Aller sur la lune peut-être? Atteindre les étoiles? Oh, oui, ça aussi, c'était impossible pendant longtemps. Et puis des gens ont dit "tiens, et si on le faisait quand même?" Et ils l'ont fait, et aujourd'hui on se pose sur des comètes, pour rire. On va dans l'espace, et on songe même à s'y établir dans le futur.
Bon, alors qu'en est-il des choses auxquels on ne veut vraiment pas croire? Les fantômes par exemple? Dieu? Les extraterrestres?
Les extraterrestres, je n'ai même pas envie d'en parler. Il me parait plus stupide de croire qu'on soit les seuls dans l'univers que de penser qu'il puisse y avoir d'autres formes de vie. Dieu? C'est un nom pour nommer quelque chose qui nous dépasse. L'image qu'on s'en fait est propre à chacun, mais nous avons tous quelque chose qui s'y rapporte. Et même sans y croire, qui peut nier la présence d'une puissance supérieure? Pas nécéssairement divinité, mais quelque chose au dessus de ce que l'on comprend. Comment on l'appelle, ca, c'est un détail. Pour ce qui est de la bible, c'est autre chose. Je n'y crois pas, mais là encore, c'est un choix personnel.
Mais les fantôme, et tout le paranormal... Eh bien là encore, il est facile de trouver autant de preuves pour que contre. Ca se résume à un choix au final. Savoir si on veut croire que ça puisse être possible, ou si on préfère se rassurer en se disant que non, c'est probablement pas possible, parce qu'après tout, on a rien de tangible.

Au final, tout se résume à ça : un choix. Un simple choix. Celui de penser dans les mêmes cases dans lesquelles on nous apprend a être depuis l'enfance, ou de prendre le risque d'en sortir, et accepter non pas seulement ce que l'on considère comme des certitudes, mais réussir à accepter l'existence de "peut-être" qui sont bien plus effrayants que la réalité qu'on connait, pour la simple raison que ce qu'on nous dit être sûr est acquis et limité, alors que les peut-être ouvrent les portes sur une infinité de possibilités.
Et si tout est possible, il n'y a plus de limite à rien, et pour personne.

Je préfère être un fou qui vit dans un monde ou tout est possible, plutot qu'un homme sain d'esprit qui vit dans une boite.
Les hommes ordinaires qui vivent dans un monde ordinaire ne font que des choses ordinaires.
Alors que les personnes moins ordinaire nous ont mené sur la lune.

 

Mercredi 12 novembre 2014 à 23:35

 Je passe mon temps à regarder mon téléphone. C'est devenu une sorte de réflexe. Un peu comme tout le monde en même temps. On passe notre temps collé à des écrans. Oui, c'est moi qui dit ça, mais je ne juge pas. C'est un constat. Un constat qui m'attriste un peu, quand je vois tout le monde dehors sur leur smartphone, leur tablette, à jouer, envoyer des sms, téléphoner....
Et je fais pareil. Pas pour les mêmes raisons. Je le fais par espoir. Espoir que quelqu'un essaye de communiquer avec moi. Oui, un sms, ou peut-être un appel manqué de quelqu'un qui voudrait dire "hé, je pense à toi". Oui, c'est comme ça que communiquent les gens aujourd'hui après tout, non?
Je ne sais pas trop ce que je ressens vis-a-vis de tout ça pour être honnête. Je veux dire, la communication, j'ai l'impression que c'est pas vraiment mon fort. Je crois que c'est un de mes gros point faible même. Je crois que je suis pas doué pour tout ce qui tout à la communication, parce qu'apparemment j'arrive pas a communiquer proprement avec les autres. Je sais pas comment expliquer, c'est juste ce qu'on me dit. Souvent. Tres souvent. Pourtant c'est important. Pouvoir communiquer avec le monde éxterieur. Être compris. Pouvoir échanger des idées, des choses. Ne pas être seul.
Mais apparemment j'arrive pas. Et pour être honnête, c'est douloureux. Et j'ai l'impression que la plupart des gens ne s'en rendent pas compte. Ils s'en doutent, j'en suis sur, tout le monde s'est senti incompris à un moment de sa vie après tout. Mais tout le monde à quelqu'un à qui parler quand ça va pas, quelqu'un qui les comprend, même si ce n'est que ponctuel.
Du moins c'est l'impression que j'en ai, de là où je suis. J'ai jamais connu ça. Ce sentiment d'être compris, d'être entouré de personnes qui pensent comme moi, qui comprennent ce que je ressens, ce que je pense. Ce qui se passe dans ma tête. Je sais m'adapter aux autres, et parler de choses qu'ils comprennent, et dire des choses qui permettent de tisser un lien, mais en vérité, il n'y a rien. Juste l'image qu'ils attendent de moi, et moi qui renvoi des comportements "normaux" que j'ai vu, que j'ai appris. Je n'existe pas réellement. Je suis un collage de Eux. Et derrière tout ça seulement, il y a moi. Mais personne ne le sait, parce que je ne peux pas leur parler. Parce que qui Je suis n'est pas comme eux. Comme si je parlais une langue étrangère. Comme si moi j'étais un étranger plutot. Qui ne parle ni ne pense comme eux. Et qui donc, par conséquent, ne peux être compris. Et donc, est seul. J'ai essayé pourtant. J'ai essayé beaucoup de m'ouvrir, et de parler, de communiquer avec le monde éxterieur. Mais c'est difficile. J'ai fini par me renfermer. Et puis j'ai réessayé ces dernières années. Et le résultat est toujours le même. Je suis enfermé dans ma tête, et je ne peux pas communiquer. Et je n'y arrive pas. Je suis enfermé dans une boite en verre, je vois le monde éxterieur, mais je ne peux pas interagir avec. Et eux ne voient qu'une image qui ne reflète même pas un dixième de ce qui se passe en moi, de ce que je suis.
Alors ça me fait mal de voir que notre société est devenue ça aujourd'hui. Que des gens passent dans la rue à coté de personne qui sont tristes, qui sont seules, sans même un regard, sans même une attention, ou juste un sourire. Je vois toutes ces têtes baissées, tout ces visages fermés, ces personnes qui souffrent. Tous les uns à coté des autres, et aucun pour prêter attention à la personne à coté. Personne.
Pas de communication. Pas même juste un geste simple. On est tous seul a notre façon lorsqu'on n'est plus en compagnie de personnes que l'on connait. Des que l'on sort de notre zone de confort. Il n'y a plus de compassion, de sympathie. Parfois des pointes d'hostilité lorsque deux personnes se rentrent dedans, ou que de bulle se percutent inopinément. Mais personne pour aider celui qui tombe, ou celle qui pleure sur le banc.
J'aimerais pouvoir tendre la main et les atteindre, et les aider. C'est ... surprenant quelque part. Ou peut-être pas.
J'ai réfléchit. J'en veux au monde entier de ne pas me comprendre. De ne pas m'aider. J'en veux à chaque personne qui passe à coté de moi sans voir. Je leur en veux, et je m'en veux. Pourtant, derrière tout ça, j'aimerais pouvoir les aider, eux que je méprise, à être heureux, ne serait-ce qu'un instant. Je me rends compte que derrière la haine, j'ai encore ce petit jardin d'espoir et de bonté, et ça me rend malade. Ca me rend fou. Parce que quand je vois quelqu'un dans la rue, seul, triste, perdu, peu importe, j'ai ce désir de lui dire "hé, je suis là, je peux vous aider. Je peux faire quelque chose pour vous."
Mais j'y arrive pas, parce que personne ne le fait pour moi, et je leur en veux. Et même si je pouvais, la société nous forme pour qu'on se mêle de nos affaires. Je serais incapable d'aborder quelqu'un et de lui dire "Bonjour, j'ai vue que vous alliez pas bien, je peux faire quelque chose pour vous?" La personne me prendrait pour un fou (mais c'est habituel) et me rirait au nez. Et même si, je serais incapable de faire quelque chose de bien après ça. Ou je m'attacherais juste à quelqu'un qui finirait par partir, encore.
Alors je vois les gens et leur souffrances, leurs pensées, leurs préoccupations, et je suis incapable de faire ce que j'aimerais que quelqu'un fasse pour moi. Et pour ça, je me hais. Parce que je suis aussi mauvais qu'eux. A cause d'eux.
Il n'y a pas de sortie.








http://www.lexpress.fr/styles/psycho/comment-reconnaitre-un-adulte-surdoue_1308657.html

http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/05/14/les-maux-inavoues-des-adultes-surdoues_1700385_3238.html

J'ai aussi décidé que j'irais voir un psy quand j'en aurais les moyens. J'aimerais savoir ce que j'ai, ce qui ne va pas chez moi. Ca m'aidera peut-être pas a trouver une solution mais au moins je saurais.

Mardi 11 novembre 2014 à 19:37

 Les gens changent. Incroyable hein?
Mais oui, les gens changent. Tout change en fait. Le monde change, les gens changent, les gens changent le monde, le monde change les gens, etc....
C'est l'ordre des choses probablement, ou un truc comme ça.
J'ai du mal avec le changement. J'ai toujours plus ou moins eu du mal avec je crois en fait. Mais bon, encore une fois, j'ai du mal avec la vie de manière général, et le changement, ça fait partie de la vie...
Ca a commencé par le divorce de mes parents. J'étais trop jeune pour réaliser, mais je crois que ça m'a fait quelque chose. Mais c'est pas grave, j'adorais mon père, et, quoi que j'ai pu en dire, j'aimais ma mère également. Et puis est arrivé le changement. Mon beau-père d'abord. Subitement, ma mère n'était plus juste à moi, elle était à quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui est entré dans ma vie, sans que je le veuilles, sans que ça me plaise. Quelqu'un d'hostile.
Et puis c'est mon père qui a rencontré quelqu'un aussi. Subitement, j'ai un beau-père, et mon père a une copine. Je ne suis plus la personne la plus importante pour eux. Je dois partager.
Mais c'est pas grave, je suis trop jeune, alors je m'habitue. Je m'y fais. Non, je subis, parce que je comprends pas réellement ce qui se passe. Et au fond, ils restent mes parents, et je les aime toujours non? Alors ça va aller.
Ma mère déménage. C'est normal, ils se voient de plus en plus souvent. Alors on va vivre chez lui. Avec lui. Il sera tout le temps là maintenant. Plus juste des intrusions ponctuelles. Tout le temps.
Mais je dois faire avec. J'ai pas le choix. Alors je fais avec. Même quand je dois me débarrasser de mon lapin. C'est normal après tout, il n'aime pas les animaux. Et puis on a déjà deux chats. C'est pas grave. Mais quand même, je l'aimais bien.
Et puis il me reste mon père.
On a fini par déménager. Encore. Je vais avoir un petit frère. Un demi-frère. Il ne sera jamais mon frère. Mais je dois l'accepter. Je dois partager avec lui aussi. Lui faire de la place. Lui prêter mes affaires. Je ne veux pas. Mais j'ai pas le choix. Alors je fais avec. Je suis le mouvement. Au moins on n'est plus dans son appartement. C'est une maison. C'est une bonne chose je crois.
Puis c'est mon père qui dois déménager. Je comprends pas pourquoi, mais il doit quitter la maison. Notre maison. Celle dans laquelle j'ai grandi, celle dans laquelle on a vécu tous ensemble. Avant. Il doit partir. On doit partir. Vivre avec elle. Dans son appartement. Encore un appartement. Minuscule, tout petit. Je ne le vois pas souvent, alors je n'ai pas de chambre a moi. juste une pièce dans laquelle je peux être quand je viens. C'est pas grave, j'aime bien mon père. Mais j'aimais bien la maison. Il y avait de la place. Il y avait ma place. Mon endroit. Et mon école en face. Mais le changement. Toujours lui.
Ma mère aussi doit déménager. On doit pouvoir avoir un endroit plus grand avec le petit frère. Mais on aura une maison a nous, de nouveau. une vraie, entièrement a nous. Peut-être que le changement c'est pas si terrible tout le temps après tout. Mais on fini par partir de là également. Mon beau père et ma mère se sont séparé. Mon a perdu sa copine. Ou plutot, elle l'a quitté.

Du changement. C'est normal. Ca fait partie de la vie.
Les gens aussi changent.
Quand j'étais plus jeune, je voulais être un jedi. Parcourir la galaxie, aider les gens. Sauver les gens. Être utile. Faire le bien.
J'aimais mon père, et j'aimais ma mère. C'était des gens biens. Des exemples pour moi. Des modèles. Et puis en grandissant, quelque chose s'est cassé, et une distance s'est créée entre eux et moi. Un isolement qui m'a laissé des marques. La solitude. Le froid. La douleur. Le sang. L'incompréhension. Et puis M est arrivée. Comme un petit soleil qui réchauffe au plus froid de l'hiver. Elle m'a ramené dans le monde d'une certaine façon. Elle a permis de renouer le contact avec ma mère du moins. Elle m'a fait me sentir normal, et apprécié.
Et puis le changement. Elle qui part. Une rupture. Et le froid qui revient. La distance. L'isolement, encore. La douleur. Et j'ai commencé à changer aussi. Ressentir moins cette chaleur de quand on aime. Juste le froid. La colère. Non, la haine. Pour moi. Pour eux. Pour tout en fait. L'adolescence sans doute. Mais ce n'est qu'une phase, n'est-ce pas? Une phase qui a duré. Et qui dure encore.
Quand M est partie, la rupture n'était pas juste entre nous. C'est comme si le monde entier s'était fissuré et que toutes les horreurs qui étaient derrières avaient commencé à s'écouler dedans.
Ma mère est devenue une femme adultère qui avait trompé mon père. Mon beau-père se tapait une femme mariée. Mon père est devenu un étranger. Un vieux sénile. Toutes mes fondations se sont écroulées. Et aujourd'hui, elle aussi a changé...

Oui, le monde change. Les gens changent.
Malheureusement, rarement comme on le voudrait.
Ils ont changé. Peut-être pas en bien, mais au moins, ils sont devenus quelque chose. Est-ce que je peux en dire autant? Pas vraiment.
Ai-je changé? Ai-je accompli quoi que ce soit? Je suis juste devenu plus instable. Pas réellement meilleur. Pas vraiment pire.
Je ne sais pas vraiment. Peut-être que tout ça explique pourquoi j'ai autant de mal avec le changement. Peut-être que c'est juste dans ma tête comme on s'entête a me le répéter.
Toujours est-il que je suis mon chemin, moi aussi. Chaotique, perturbé, mais c'est mon chemin.
J'éspère qu'un jour, quelqu'un lira tout ce que j'écris ici, et qu'ils se rendront compte que tout aurait pu être évité. Que tout pourrait être différent. Que les choses auraient pu avoir une tournure plus heureuse.
Parce que les gens changent. Le monde change. Mais tout ces changement découlent de nos décisions. De leurs décisions. Indirectement, je pourrais leur rejeter la faute, et leur dire que c'est à cause d'eux. Mais à quoi bon? Personne n'à l'air capable d'assumer ses erreurs. Alors j'assumerais mes choix. Mais quand le moment sera venu, je veux qu'ils sachent qu'ils ont aussi une part de responsabilité. Et peut-être que la prochaine fois, ils écouteront avant qu'il ne soit trop tard.

Lundi 10 novembre 2014 à 16:39

 C'est fini.
C'est pas une surprise, mais c'est une deception. 
J'avais beaucoup d'espoir. Pour nous. Mais non. Je me suis trop accroché à quelqu'un qui n'était plus là. Je l'ai surement trop idéalisé aussi. Je réalise que je me suis trompé. Encore. Je fais toujours les mêmes erreurs.
Je suis faible quand il s'agit d'amour, c'est pas ma faute. Je crois qu'elles peuvent voir, que ça peut marcher. Je crois qu'elle va être différente de celles d'avant, mais non. Et quand je sens que ça dérape, je panique, j'essaye de recoller les morceaux, arranger les choses, les prévenir. Et ça dérape encore plus.

D'abord il y a eu C.
C'était au lycée. Ma première "vraie" copine. C'était sûr que ça tiendrait pas entre nous. Enfin, ça me parait évident aujourd'hui. Mais j'étais tellement content que quelqu'un s'intéresse enfin à moi, que j'ai pas fait attention. Ca a duré quelques mois durant lesquelles ont allait se cacher derrière le lycée pour se faire des calins et s'embrasser. Oui, elle ne voulait pas que les autres sachent pour nous. Seule une de ses amies était au courant en fait.
Au final, ça a duré quelques mois à peine. Un soir sur msn, on s'est pris la tête. Une histoire de jalousie, comme toujours. J'ai pas aimé, elle n'a pas aimé que je sois jaloux, et voilà.

Le plus amusant, c'est que malgré le fait que je paraisse froid pour la plupart des gens, les ruptures m'ont toujours fait terriblement de mal. Peut-etre parce que je suis plutot fragile émotionnellement, je ne sais pas. Toujours est-il que j'ai déprimé pendant un bon mois apres ça. Je crois que c'est relativement normal. Même si notre "relation" n'avait pas duré plus de 3 mois. Mais j'ai fini par m'en remettre, plus ou moins. Je me suis relevé, j'ai essayé de redynamiser ma vie, acheter des livres, etc...

J'm'en suis pas trop mal sortie je pense.
Et quelques mois plus tard, j'ai rencontré M. Je crois que j'ai déjà dit tout ce qu'il s'est passé avec elle. Ce côté "magique". Je préfère pas repenser à ça maintenant. C'est trop tôt, et je sais que je risque de retourner essayer de "recoller les morceaux" et ça n'apportera rien de bon.
Bref, après 2 ans, on s'est séparé. C'était ma faute, évidemment.
Puis il y a eu An. C'était tres différent avec elle. Et j'ai eu du mal a m'y faire. Pour être honnête, ça a été une catastrophe. J'étais habitué a M., et An était complètement autre chose. On s'est pris la tête, pour se remettre ensemble, puis recommencer pas mal de fois. Ca a pas été facile pour moi je dois avouer, mais j'ai fini par réussir à lacher prise.
Nouvel épisode dépressif, mais j'ai fini par m'en remettre. Plus difficilement cette fois, car j'ai du faire le deuil de M et accepté ce qui s'était passé avec An. Mais j'en suis sorti, plus ou moins bien. Et l'année suivante j'ai rencontré Ai. On a parlé quelques mois, et puis on a fini par habiter ensemble. Trop tôt, trop mal préparé. Ca a duré quelques temps, plutot pas stable. C'était compliqué. Et ca s'est tres mal fini (pour moi).

Tout ça pour arrivé à la situation d'aujourd'hui.
Je suis fatigué de tout ça. De manière assez amusante, tout le monde a l'air persuadé que je demande beaucoup pour être satisfait, alors que je me contente de vraiment peu en fait.
Je sais pas, peut-être que je suis juste pas fait pour vivre en société. Avoir des relations avec des autres êtres humains, tout ça.
J'aimerais pouvoir être normal pourtant. Juste une fois.

Mercredi 5 novembre 2014 à 14:21

 Echec.
Je crois que c'est le bon mot pour résumer ma vie. Et la plupart des trucs que j'entreprends.
Je pensais que ça irait avec elle. Je pensais que ça irait mieux. Qu'elle m'aiderait, peut-être. Comme elle m'avait déjà aidé à l'époque. Qu'elle me sortirait de là, qu'elle m'aiderait à aller mieux, à reprendre gout a la vie. Comme avant...
Mais elle est plus comme avant. Par ma faute. Et même si j'ai changé, et que j'essaye de lui montrer, et que j'essaye de recoller les morceaux, c'est plus pareil. "Ca ne sera plus jamais comme avant" comme elle le dit si bien. Et c'est sans doutes vrai. Elle est plus la fille aimante, joyeuse et rayonnante qu'elle était. Il lui arrivé trop de choses. Elle à vécu. Sans moi. A cause de moi. Je me sens responsable de ce qui lui est arrivé. Je suis responsable. Mais je pensais, j'avais l'espoir fou de pouvoir l'aider. De pouvoir nous aider. Mais je peux pas l'aider si elle ne le veux pas, et elle ne peux pas m'aider si elle est comme ça. Et elle est comme ça par ma faute. J'ai détruit ma vie, et la sienne d'une certaine façon.
Et je suis là, aujourd'hui, piégé dans cette situation. Je ne vois plus d'issu. Plus de sortie. Plus de solution. Je me sens juste pris au piège dans mes erreurs. 

J'aimerais pouvoir retrouver ce qu'on avait avant. Ces moments d'insouciance. D'innocence. Mais j'ai peur que ce ne soit plus possible. Plus avec elle. On n'est plus ensemble. J'ai du y mettre un terme, parce que je savais ou ça menait si je restais avec elle comme ça. Je me suis dit que peut-être un choc la réveillerait, mais en vérité, je ne crois plus vraiment.
Et sans elle, je sais que je ne trouverais plus personne. Ca parait tellement défaitiste dit comme ça, mais c'est vrai. Le monde est trop vaste, et j'ai besoin de quelqu'un de tellement spécifique. Je suis instable, et toutes les personnes qui ont essayé de m'approcher ont fini par céder. C'est ma faute, je le sais, mais j'arrive pas à changer. Pas ça. Je fais mon possible pour être quelqu'un de bien, mais dès que mon esprit se bloque, ça dégénère. Je perds pieds, je panique, j'ai peur qu'ils partent, m'abandonnent, leurs défauts deviennent insupportable, et je deviens méchant. Et ils partent. Evidemment, je leur fais du mal. Peut-être parce que je projette sur eux ce que je ressens à l'intérieur? Je ne sais pas. Et eux non plus. Personne ne cherche à savoir vraiment. Personne ne voit. Personne ne connait les cicatrices que je porte quand je souris aux gens dehors, quand je rigole avec les quelques "amis" qui acceptent encore de me voir. Personne ne sait vraiment combien de fois je me suis infligé ça. Ma mère a eu des soupçons, et elle a cru que j'ai fait des tentatives de suicide, mais elle n'a pas vraiment fait quoi que ce soit. Mon père n'a aucune idée. Certaines personnes se doutent un peu. Mais seules les quelques personnes a m'avoir vu dans l'intimité ont pu voir les cicatrices, et l'ampleur des dégâts. Mais là encore, personne n'à réellement essayé de faire quoi que ce soit. A part elle.
Je ne retrouverais probablement plus quelqu'un comme ça. Pour être honnête, je ne sais pas si je tiendrais longtemps ici. Mes périodes de "creux" sont de plus en plus proches, et de plus en plus fortes. Je songe de plus en plus sérieusement à mettre un terme a tout ça. Définitivement. 
Et peut-être que quelqu'un se rendra enfin compte que non, je ne vais pas bien. Peut-être que quelqu'un pourra comprendre.
Mais ce sera trop tard. Comme toujours.

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